Mary Ashton
dimanche ,8 mai 2011
C’est pour fraude que les trois fondateurs de trois rooms de poker de renommée mondiale ont été poursuivis aux Etats-Unis. Ils auraient encaissé plus de 3 milliards de dollars de profits à partir de jeux en ligne.
Les fondateurs des trois plus grosses machines de poker en ligne dans le monde, Full Tilt Poker, PokerStars et Absolute Poker encourent près de 20 ans de prison si leurs futurs juges arrêtent leur décision sur une condamnation pour violation de la loi interdisant les jeux en ligne aux Etats-Unis et de la loi portant sur le blanchiment.
Les enquêteurs américains ont conclu que ces sites de poker ont construit et exploité un système complexe et criminel visant à générer des milliards de dollars en dehors de tout cadre légal. Le département américain de justice a pris le contrôle des comptes en banque de ces sociétés ainsi que de leur site web respectif. Désormais c’est une page d’accueil portant les couleurs du FBI que vous verrez sur les sites de ces opérateurs.
Les Etats-Unis ont interdit, en 2006, le jeu en ligne. Mais de nombreux Américains ont continué à jouer sur le net via des sites qui opéraient donc de manière illégale.
Selon les spécialistes, les principaux bénéficiaires de cette nouvelle donne aux Etats-Unis, seront les sites, britanniques notamment, qui n’exercent pas sur le marché US. Ils seront les premiers à se voir offrir une licence d’exploitation une fois que le jeu sera légalisé au pays de l’Oncle Sam.
Depuis ce « Vendredi noir », tel que l’ont nommé bon nombre d’acteurs du jeu en ligne et qui a vu la fermeture des trois sites de poker Full Tilt Poker, PokerStars et Absolute Poker, les sites de poker européens ont vu le retour des « whales », des gros joueurs, sur leur lobby. En effet, maintenant que les joueurs de poker US sont interdits de séjour sur ces salles, plus aucun intérêt pour les highrollers européens de jouer sur ces salles.
Il serait donc naturel de voir les joueurs européens tenter de récupérer leur bankroll sur les sites attaqués par Washington. C’est pourquoi, les rooms britanniques attendent des légions de joueurs.
Le département de justice US accuse ces trois opérateurs de poker, ainsi que 11 autres suspects, d’être liés directement à une entreprise criminelle visant à contourner les mesures répressives mise en place suite au vote de loi de 2006 interdisant le jeu aux Etats-Unis.
Les fondateurs de ces sites, ainsi que leurs employés aux responsabilités importantes, risquent la prison et des millions de dollars d’amendes mais surtout les futures licences de jeu américaines sont devenues un doux rêve qui ne se réalisera surement jamais.