Mary Ashton
dimanche ,24 juil 2011
Mark Radoja était le dernier à rester debout lors du tournoi 5.000$ Shootout dans le cadre des WSOP 2011. Un premier bracelet donc pour lui et un nom en béton.
C’est uniquement ces derniers mois que la discipline du Shootout a trouvé ses marques dans le monde du poker en tant que variante légitime du jeu de cartes. Le $5,000 No Limit Shootout lors des Wolrd Series of Poker vient de se terminer. Après une bataille rangée, Mark Radoja, joueur de poker canadien, a fini par prendre le fameux Bracelet, mais également une belle somme et un respect désormais absolu car il est devenu champion WSOP.
Mais qu’est-ce qu’un Shootout, me direz-vous ? Un shootout est un tournoi de poker qui voit s’affronter 9 joueurs à une table dans l’objectif qu’il n’en reste plus qu’un seul au final. Dans le cadre d’un tournoi, plusieurs tables sont proposées et les finalistes de chaque table se rencontrent sur une table finale. Pour ce qui est des WSOP 2011, Radoja était le dernier debout.
Le prix accordé au « dernier homme » a atteint les 468.568$ ! Une somme astronomique que Radoja a emportée haut la main alors qu’il s’agissait de sa seconde finale dans toute son histoire de jeu. Atteint d’hystérie aigue suite à sa victoire, le canadien a déclaré s’être battu durement pour gagner la partie. Pour lui, cette variante est particulièrement complexe. Et d’ajouter qu’il « a été chanceux car deux des meilleurs joueurs sont sortis très tôt ». Un homme comblé, un joueur chanceux mais surtout un véritable champion désormais couronné mondialement.
Et comme toujours lors d’un tournoi de poker mondialement suivi, la théâtralité était au rendez-vous. Car, il en va au poker comme il en va sur une scène de théâtre, c’est quand on est au plus bas qu’on est le plus fort, dans l’improvisation totale. Radoja s’est retrouvé avec presque plus rien dans les mains et a du jouer la carte du All-in pour s’en sortir, poussé par son rival Yasuhiro Waki. A la clé, un flush génial et un coup de maître, comme seul le Shootout peut le montrer. Cette discipline du poker se veut et se doit d’être spectaculaire et ne convient qu’aux joueurs souffrants d’une soif de sensations importante. Sur la table finale, le joueur canadien s’est retrouvé en heads-up face à Jeffrey Gross. Pas simple le scénario. Mais le Canadien dominait son adversaire sur le plan des jetons poussant Gross à mettre son tapis et à perdre. Un champion était né.