Mary Ashton
dimanche ,2 oct 2011
Full Tilt Poker défend son cas devant son régulateur bien que nous ignorons encore comment la salle de poker pourra justifier ses opérations de blanchiment d’argent et de fraude.
Le scandale Full Tilt Poker arrive enfin à une fin en forme de compromis. Depuis des mois déjà, avec des joueurs furieux quant au traitement qui leur a été réservé par la room de poker en ligne, tout le monde s’emploie à trouver la meilleure des solutions possibles. C’est face à ses juges, la commission des jeux d’Alderney, que Full Tilt Poker se retrouve désormais avec comme dernier espoir de voir sa licence renouvelée pour reprendre ses opérations.
Mais il n’y a que peu de chances pour Full Tilt Poker de voir sa licence renouvelée par Alderney qui lui a retiré le droit d’opérer il y a quelques mois suite à une énorme affaire de fraude et de blanchiment d’argent, sans compter d’autres crimes collatéraux. Ils sont peu nombreux ceux qui croient en une résurrection totale et définitive pour l’ancien leader du poker en ligne. En effet, il faudrait qu’un ou plusieurs repreneurs soient au rendez-vous pour montrer au régulateur d’Alderney que le visage de Full Tilt Poker a changé véritablement. Mais même si repreneur il y a , il sera compliqué pour ne pas dire impossible pour Full Tilt Poker de reprendre sa place de second mondial derrière l’ennemi de toujours, Poker Stars.
Les récentes déclarations faites par Tiltware, il y a quelques semaines, ont échoué à convaincre les fans et le régulateur quant à la bonne volonté de la room de poker pour ce qui est de la rétribution des fonds gelés de Full Tilt Poker et qui appartiennent principalement aux joueurs.
Il faudra que les éventuels repreneurs puissent injecter des centaines de millions de dollars pour parvenir à rembourser les dettes de la room en faillite.
De nombreuses actions en justice ont été menées depuis quelques mois contre la room de poker et c’est sans compter les poursuites lancées par le Département de la Justice US qui entend faire plier les propriétaires de la salle de poker en ligne. Au Canada, c’est à hauteur de 150 millions de dollars que les poursuites s’élèvent et il parait compliqué au jour d’aujourd’hui pour Full Tilt de trouver l’argent nécessaire pour faire face à la fois aux dettes mais aussi aux dommages et intérêts qu’elle aura à verser une fois une solution trouvée autour de sa reprise d’activité.